Bureau National Parti socialiste : Conférence sur l’emploi et les revenus

Publié le par psinfo

Conférence sur l’emploi et les revenus

Le Parti socialiste prend acte de la décision du gouvernement de réunir jeudi une Conférence sur l’emploi et les revenus.

Pour le Parti socialiste, cette conférence, qui intervient après quatre années et demi d’inaction, risque de n’être qu’un nouvel exercice de communication. En effet, le temps qui nous sépare des élections présidentielles est trop court pour permettre la tenue d’une véritable négociation.

Pour autant, il souhaite qu’elle se tienne, car l’urgence commande de répondre aux attentes des Français en termes d’emploi, de salaires, de pouvoir d’achat et de précarité.

La première des priorités, c’est l’accès à l’emploi. Aujourd’hui, la France est dans l’impasse : elle crée deux fois moins d’emplois que ses partenaires de la zone euro. Pour inverser cette tendance, il conviendra d’agir en direction de la croissance et de l’investissement, de mener une politique fiscale plus juste, de revitaliser la politique publique de l’emploi, c’est-à-dire de rompre avec la politique menée depuis 2002.

La seconde priorité, c’est la hausse des salaires. Depuis 2002, le tassement des salaires est tel que près de 80% de français gagnent moins de deux SMIC par mois. Pour inverser cette tendance, il faudra renouer le fil du dialogue social et revisiter la politique d’exonération de cotisations sociales, en rupture avec la politique menée depuis 2002.

La troisième priorité, c’est la lutte contre la vie chère. Depuis 2002, l’évolution du pouvoir d’achat a été divisée par deux (1,5%/an contre 3%/an) et l’endettement des ménages s’est envolé (64% de leur revenu annuel, contre 54 % en 2002). Pour inverser cette tendance, il sera nécessaire d’agir rapidement pour freiner la hausse des prix des denrées de première nécessité, de l’énergie et du logement, c’est-à-dire de rompre avec la politique menée depuis 2002 (suppression de la TIPP flottante et du dispositif de gel des prix créé à l’occasion du passage à l’euro, refus de toute forme d’encadrement de la hausse des loyers).

La quatrième priorité, c’est la réduction de la précarité. Depuis 2002, la hausse de la pauvreté et du RMI (5% par an depuis 2002) est telle qu’un Français sur deux craint de se retrouver au RMI. Pour inverser cette tendance, il sera nécessaire d’adopter des dispositifs de sécurisation des parcours professionnels, notamment pour les publics fragiles ou éloignés de l’emploi, à l’opposé de la politique menée depuis 2002, dont l’unique action visible se résume à la création du CPE.

Communiqué du Bureau national

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