Le débat 2 entre les candidats PS

Publié le par psinfo

Le second débat consacré aux questions de société, aux institutions et à la démocratie
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patrice 25/10/2006 17:38

Les réactions à gauche suite au débat et vous militants qu'en pensez vous?NOUVELOBS.COM | 25.10.06 | 12:42 
Les réactions suite au deuxième débat entre les trois candidats à l'investiture socialiste mardi 24 octobre.Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS de l'Essonne, partisan de Laurent Fabius : "Ce qu'elle dit nous pose des problèmes politiques, philosophiques, d'orientation politique extrêmement lourds. Pour moi, ce paternalisme social, qui nie toutes les instances de représentation, c'est un très gros problème". Il a dit vouloir "percer le mur de l'image" de Ségolène Royal. Son discours lui paraît "extrêmement cohérent" mais il le "désapprouve formellement".La présidente de Poitou-Charentes propose "des énormités", comme "le conseil des ministres qui se tient en public" ou comme "les camps militaires devenus des camps humanitaires à l'étranger". Il a jugé "très grave de dire que les citoyens sont experts" comme le dit Ségolène Royal, et a rappelé les mouvements de l'opinion tout au long de l'affaire d'Outreau. (RTL, mercredi 25 octobre)Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate à l'investiture PS pour l'élection présidentielle Ségolène Royal : "L'expérience et la compétence que mettent en avant les deux compétiteurs (de Mme Royal) sont un très lourd handicap : je vous rappelle qu'elles nous ont conduits à la catastrophe du 21 avril 2002".Il souligne que les deux concurrents de Royal dans la course à l'investiture socialiste sont "les deux ministres des Finances sous lesquels les privatisations se sont succédé à un rythme inégalé dans toute l'histoire de la gauche sans aucun débat ni avec le parti, ni avec le pays". "Je trouve curieux que l'accumulation d'autant d'échecs et d'erreurs politiques puisse servir de référence". "Tout en Ségolène Royal est socialiste, l'inspiration de Jaurès en plus"."Elle réconcilie les deux gauches, celle de François Mitterrand et celle de Pierre Mendès-France", dit-il en affirmant que "les couches populaires ne s'y trompent pas". (L'Express, mercredi 25 octobre)Gilles Savary, porte-parole de Ségolène Royal : Le deuxième débat est resté de "très bonne tenue" et la députée des Deux-Sèvres a "mené la danse avec ses thématiques nouvelles". Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ont "décidé de passer à l'offensive". "Jusqu'à présent, ils la traitaient par le mépris." Malgré la "radicalisation" des attaques de ses deux concurrents, Ségolène Royal "a montré une certaine endurance et un vrai tempérament", "elle a tenu le débat avec beaucoup de qualité". "C'est elle qui mène la danse avec ses thématiques nouvelles." Au contraire, "Laurent Fabius se réfugie dans une posture d'opposition frontale" et "aucune des propositions de Ségolène Royal ne trouve grâce à ses yeux", selon lui. Interrogé sur l'accusation de "populisme" faite par M. Fabius, il a répondu: "c'est une accusation particulièrement injuste parce que je crois que c'est l'inverse".(Déclarations, mardi 24 octobre)François Rebsamen, numéro 2 du PS, partisan de Ségolène Royal : "Il n'y a pas de souci à se faire pour demain". "Elle est capable de débattre avec Nicolas Sarkozy et de gagner un tel débat".Il s'est félicité de "la capacité de Ségolène Royal à imposer ses thèmes". "C'est autour de ses thèmes que le débat s'est fait. Si quelques socialistes avaient des inquiétudes sur sa capacité à résister à la pression de Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, ils n'en ont plus".Il a déploré les propos "violents" de Laurent Fabius sur les jurys citoyens proposés par la députée des Deux-Sèvres et appelé les deux compétiteurs de Mme Royal à "un peu plus de modération". François Rebsamen a indiqué ne pas croire à "une alliance possible entre Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius". Selon lui, "il y a plus de points de rapprochement idéologiques" entre DSK et Ségolène Royal. (Canal+, mercredi 25 octobre)Jean-Christophe Cambadélis, député strauss-kahnien : "Comme on dit au football, les trois ont hissé leur niveau de jeu.Pour autant, Ségolène Royal était sur la défensive, Laurent Fabius offensif mais hors jeu, et Dominique Strauss-Kahn constructif: il a réussi à donner un sens à la refondation républicaine qu'il préconise." (Déclarations, mardi 24 octobre)Claude Bartolone, directeur de campagne de Laurent Fabius pour l'investiture PS à la présidentielle : "Cela commence à être un vrai débat.On a vu une candidate qui a été obligée à plusieurs reprises de subir un oral de rattrapage, revenant sur un certain nombre d'idées pour corriger sa copie: elle parle maintenant de camps humanitaires au lieu d'encadrement militaire pour les jeunes primo-délinquants, et, à l'entendre, les 'jurys citoyens' ne seraient rien d'autre que la démocratie participative telle qu'elle fonctionne jusqu'à présent".Selon lui, "des trois compétiteurs, celui qui a donné le "la" dans le débat, c'est Laurent Fabius"."Il a été le premier à parler de la laïcité, des services publics et à rendre hommage aux enseignants, ramenant le débat sur la priorité sociale qui doit être celle de la gauche et obligeant les autres candidats à reprendre ses thèmes". (Déclarations, mardi 24 octobre)François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste : "C'était un débat de qualité qui faisait honneur aux socialistes, et qui, en même temps, faisait apparaître des différences qui justifient des choix", même "si le socle demeure le projet socialiste"."On ne pourra pas dire que les socialistes, quand ils prendront leur décision les 16, et peut-être 23 novembre, n'auront pas été éclairés". "Toutes les conditions, et le parti y a veillé, d'un choix clair et respectueux auront été remplis". "Ceux qui ont voulu interpeller l'ont fait et ceux qui ont été interpellés ont répondu". La question des jurys populaires "n'est pas le sujet majeur de l'élection présidentielle". (Déclarations, mardi 24 octobre)Marie-Noëlle Lienemann, soutien de Laurent Fabius a "regretté que Ségolène Royal accroisse en permanence sa distance avec le projet socialiste, qu'au passage elle tend à discréditer en le qualifiant de 'petit livre rouge'. Comme si le projet du PS n'avait pas été élaboré collectivement et voté massivement par tous les socialistes !". Ségolène Royal "avance désormais masquée". Elle "n'ose plus assumer devant les militants l'encadrement militaire des délinquants, le transformant en expérimentation de camps humanitaires avec l'armée". (Déclaration, mercredi 25 octobre)

patrice 25/10/2006 17:36

LA REPUBLIQUE DES PYRENEESJean-Marcel Bouguereau"(...) Les "jurys de citoyens" sont l'une des réponses à la crise politique et morale que traverse la France, a répliqué Ségolène Royal, élevant la voix et proposant même d'ouvrir le conseil des ministres au public. Or les " jurys " qu'elle évoque existent déjà dans plusieurs pays où la démocratie n'a pas failli. "Si l'on pense que tout va bien et qu'il faut continuer comme ça et bien continuons ! Mais moi je pense que tout ne va pas bien ! ".L'avantage de Ségolène Royal sur ses deux compétiteurs, c'est qu'elle cherche ouvrir des voies nouvelles, sans la prudence excessive des deux autres, quitte à choquer. Et son souci de combler le fossé qui exclut des pans entiers de l'électorat est réel. Quitte, sur des sujets clefs, comme la carte scolaire ou l'immigration, à rebattre les cartes entre gauche et droite, à dépaysant littéralement les militants les plus attachés à la vulgate socialiste.(...)"