Après Débat TV....

Publié le par psinfo

 
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patrice 20/10/2006 09:05

Le PS à Clermont ferraille

Dominique Strauss-Kahn, Ségolène Royal et Laurent Fabius à leur arrivée à Clermont-Ferrand. REUTERS

Après le débat télévisé de mardi, les trois postulants à l'investiture pour 2007 se sont retrouvés hier soir face aux militants d'Auvergne.
Par David REVAULT D'ALLONNES
QUOTIDIEN : Vendredi 20 octobre 2006 - 06:00
Clermont-Ferrand envoyé spécial
 Le «socialo show» s'est arrêté dans le Puy-de-Dôme. Quarante-huit heures après s'être confrontés sur les chaînes parlementaires, les trois prétendants socialistes à l'investiture s'offraient, hier, aux militants de la région Auvergne, venus ­ officiellement à 3000 ­ à la Maison des sports de Clermont pour le premier des trois débats régionaux face aux militants. Entre les représentants des concurrents, la négociation préparatoire à ce «débat régional d'investiture» fut nettement moins épineuse que celle précédant le premier débat télé. Mais la séance se rapprocha davantage d'un cérémonial à l'albanaise adapté au pays de Michelin que d'un libre-échange total entre camarades. Ni caméras ni appareils photo (hormis pour une séance de pose de trois minutes). Un quart d'heure de présentation par candidat, puis trois questions pour chacun, posées par des militants triés sur le volet. Les trois compétiteurs sont rentrés groupés, sur une musique electro. Ségolène Royal, première oratrice, a centré le renouveau sur sa personne. «La politique moderne, c'est d'abord écouter pour agir juste. 2007 sera aussi une révolution démocratique», a-t-elle entamé. Avant de rappeler que, sondages obligent, elle semble la mieux placée pour gagner, atout maître aux yeux de militants qui nourrissent «une farouche envie de battre la droite». «Combattre sans relâche les inégalités» et les «excès de la mondialisation libérale et financière», fustiger un «système bancaire qui s'enrichit sur le dos de pauvres pour pouvoir redistribuer aux riches» : face aux militants, Ségolène Royal a soigné le profil gauche. Non sans glisser, à l'adresse de Laurent Fabius, la nécessité d' «accomplir ce que les socialistes ont toujours promis mais jamais vraiment réalisé : changer le rapport de force entre capital et travail». 

 

Des terres où la candidate ne s'était pas aventurée aussi franchement lors du débat de mardi, et sur lesquelles Dominique Strauss-Kahn a semblé lui aussi chasser. Citant Malraux : «La France est grande quand elle parle à tous les hommes.» Prenant le parti des immigrés «pourchassés, poursuivis, mis de côté parce que la couleur de leur peau n'est pas la couleur dominante de notre pays». Un DSK social et égalitariste, donc, qui, fort de son expérience sarcelloise, l'assure : «Il faut que la République revienne dans les cités, qu'elle y apporte l'égalité. Il faut plus que de l'argent, il faut du respect.» 
L'argent, il en fut évidemment question dans l'intervention de Laurent Fabius tonnant contre ce «capitalisme, financier, mondial, en train de tout envahir». Et qui, face à ces incursions, a rendu coup pour coup. Côté DSK : «Je suis pour le contrat, mais je demande qu'avec la même force l'Etat intervienne pour le gouvernement de la gauche.» Côté Ségolène Royal, ensuite : «La politique de l'immigration et les universités n'ont aucun besoin d'être régionalisées.» Et de conclure, habilement : «La seule force que nous ayons avec nous, c'est vous, les militants.» Pour leur plus grand plaisir politique.

patrice 19/10/2006 14:56

 
Benoît Hamon : ''J'attends des candidats qu'ils aient un avis''



Retrouvez ici, l'interview de Benoît Hamon publiée le 14 octobre 2006 par Le Figaro.
Le député européen est secrétaire national du PS sur les questions européennes. Il soutient Laurent Fabius.
Ségolène Royal pourrait ne pas participer à tous les débats de la campagne interne. Comprenez-vous sa position ?
Honnêtement, je ne pense pas que ce soit une bonne ligne de conduite. Le débat véritable commence maintenant. Il sera utile. Ils sont des milliers de militants à n'avoir pas fait leur choix. Et on peut les comprendre. Le débat par médias ­interposés, outre qu'il n'est pas équitable, n'épuise pas toutes les questions que se posent les militants qui sont appelés à voter. Là, sur un terrain identique et à armes égales, chacun pourra juger quel est le président de la République le plus crédible et le réformateur le plus ardent. Les candidats ont tous intérêt à cette clarification.
Ses propositions sur l'Europe vous ont-elles convaincu ?
Plusieurs d'entre elles, oui. Ségolène Royal part d'un bon diagnostic : la difficulté de gouverner à 25 pays et le sentiment des citoyens que les politiques européennes les rendent plus vulnérables. Je soutiens ses propositions sur la révision du pacte de stabilité, la modification des statuts de la banque centrale ou sur le renforcement du contrôle démocratique. Mais j'y aurais ajouté ce qui figure aussi dans le projet socialiste. L'Europe « par la preuve » doit être l'Europe d'un traité social et d'une directive sur les services d'intérêt général pour garantir un haut niveau de service public. Nous ne devons pas être en deçà de ce que nous avons obtenu au sein du PS européen, sur la convergence des minima sociaux par exemple. La prochaine présidence française de l'UE est attendue. ­Notre discours doit être à la hauteur des enjeux : construire un ­modèle social européen.
Et sur les institutions...
Ségolène Royal propose à la présidence allemande, au début de l'année prochaine, de prendre une initiative. Je suis d'accord. C'est ce que le Conseil européen invite les présidences allemande puis française à faire. Pour que le couple franco-allemand réussisse à relever ce défi, il faut que nos partenaires allemands puissent compter sur un partenaire français qui ne varie pas et qui ait une vision claire de l'avenir politique de l'Europe.
Sur l'entrée de la Turquie dans l'UE, sa position sera, dit-elle, celle du peuple français »...
Le problème n'est pas de s'aligner sur l'opinion, mais de construire une opinion majoritaire. C'est le rôle d'un parti politique. J'attends des candidats qu'ils aient un avis sur une question qui commande que l'on engage la France par des actes dès le lendemain de l'élection présidentielle. Le PS a été favorable à l'ouverture des négociations et nous demandons maintenant à la Turquie de satisfaire aux critères de Copenhague. À ­propos de la reconnaissance du génocide arménien, elle doit aussi faire le geste nécessaire

patrice 19/10/2006 14:07

Voici les réactions, mercredi 18 octobre, après le premier débat télévisé entre Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius, et Ségolène Royal, candidats à l'investiture socialiste.A gaucheJean-Christophe Cambadélis, député PS, partisan de Dominique Strauss-Kahn : Les trois compétiteurs ont été "capables de montrer leurs différences sans se disputer". Les différences entre les trois sont "très claires". "Ségolène Royal a régionalisé la présidentielle : 'A partir de mon expérience dans ma région, je vais vous dire ce que sera la France de demain'. Dominique Strauss-Kahn, avec son pacte de l'Eysée, a présidentialisé la présidentielle, au sens américain du terme", en proposant "une évolution institutionnelle". Quant à Laurent Fabius, "il a gauchi la présidentielle et a développé des thèmes chers aux années 70".(Déclaration, RMC Info, mercredi 18 octobre)





















Bruno Le Roux, secrétaire national du PS chargé des élections : "La grande leçon de ce débat, c'est que sur le terrain où on cherchait à la mettre en difficulté, l'économie et le social, la candidate qui apparaît pour beaucoup comme la seule à être capable de battre la droite et de battre Nicolas Sarkozy s'est confortée". "c'est une bonne nouvelle pour tous les socialistes". Le PS va "certainement essayer de tirer les enseignements du premier débat, c'est-à-dire faire en sorte qu'il puisse y avoir une plus grande interactivité entre les candidats et entre les journalistes" lors des prochaines rencontres. L'objectif du PS est "de rendre ces débats passionnants".(Déclaration, Europe 1, mercredi 18 octobre)François Rebsamen, numéro 2 du PS : Ségolène Royal s'est montrée "plus cohérente, plus réaliste, plus novatrice" que ses deux compétiteurs. Toutefois, "le premier vainqueur" de ce débat est le Parti socialiste, et "le deuxième vainqueur, le projet socialiste". Ségolène Royal a montré qu'"elle n'avait rien à apprendre" en matière économique.François Rebsamen a expliqué qu'en exprimant ses réserves, Ségolène Royal ne parlait pas des débats télévisés mais "des débats dans des salles de militants surchauffés, non maîtrisés". "Il ne faut pas éreinter celui ou celle qui sortira vainqueur de cette compétition", a-t-il justifié.En revanche, selon le numéro 2 du PS, Ségolène Royal "ne craint pas les débats télévisés".(RFI)Jean Glavany, proche de Lionel Jospin : Le premier débat télévisé entre les trois présidentiables ne m'ont "pas beaucoup aidé" à arrêter mon choix, mai je suis "plutôt fier de son parti". "Chacun était dans son rôle : Laurent Fabius engagé, Dominique Strauss-Kahn pédagogique, Ségolène Royal plus en séduction". Je "ne sais pas pour qui je vais voter". "Je suis un militant indécis, observateur". Pour autant, "ce débat ne m'aide pas beaucoup", il n'y a que "des nuances" entre les trois. "Ils sont tous socialistes, ont théoriquement tous le même programme", mais ils incarnent "des comportements, des pratiques et des histoires politiques différents." (RTL, mercredi 18 octobre)Jean-Michel Baylet, président du Parti radical de gauche (PRG) : Que ce soit Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn ou Ségolène Royal, "ce n'est pas tout à fait le même projet politique". Les militants du PRG me "semblent plus près de Ségolène Royal" que des deux autres. "Peut-être que la meilleure solution est d'attendre qu'on ait désigné le candidat socialiste pour ensuite ouvrir les discussions, y compris avec ledit candidat". Christiane Taubira était "candidate à la candidature" pour représenter le PRG en 2007. (France 2, mercredi 18 octobre)Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste : - Ségolène Royal s'est exprimée "sur la base de son expérience locale" et Dominique Strauss-Kahn comme "ministre de l'Economie". "Chacun a développé ses arguments" à sa manière. "Ségolène Royal plutôt sur la base de son expérience locale en Poitou-Charentes, qui revient sans cesse, Dominique Strauss-Kahn parlait comme ministre de l'Economie qu'il a été. Moi-même, j'ai essayé de montrer les engagements de la gauche, d'être précis". Mes compétiteurs sont restés "assez flous sur trois ou quatre points", dont le Smic, l'énergie, le logement.Le débat aurait été "peut-être plus intéressant si on avait pu dialoguer directement et revenir sur des points précis". "Pour sortir des difficultés du pays et de l'Europe il faut avoir des options réellement de gauche". (RMC Info, mercredi 18 octobre)- "C'était un débat utile, de bonne qualité. J'en suis satisfait. J'ai voulu montrer que le projet économique devait être subordonné à un projet politique, de rassemblement à gauche, en articulant ça sur des propositions concrètes... Ce mélange à la fois d'ambition politique d'ensemble et de précision dans le projet c'est la clé pour rassembler et gagner.Le débat était un petit peu long, un petit peu trop formel, ce ne serait pas plus mal d'avoir plus de souplesse, mais je me suis senti à l'aise".(Déclaration, mardi 17 octobre)Ségolène Royal, candidate à l'investiture socialiste: "c'est une bonne illustration de la démocratie participative. Pour que les Français aient leur mot à dire, sur les sujets qui les concernent, il faut prendre le temps de leur expliquer. C'est ce que j'ai cherché à faire ce soir. Je me suis adressée aux Français, bien sûr aux militants socialistes, mais à bien d'autres citoyens".(Déclaration, mardi 17 octobre)Dominique Strauss-Kahn, candidat à l'investiture socialiste : "J'ai trouvé ça très agréable. On a avancé sur un certain nombre de sujets, c'était très bien. J'espère qu'il y aura beaucoup de débats, (même si) c'était un peu lisse, un peu doux".(Déclaration, mardi 17 octobre)François Hollande, Premier secrétaire du Parti socialiste : "Le projet socialiste a été le grand vainqueur du débat, tout le monde y a fait abondamment référence". "Le débat a été à l'honneur du parti socialiste, parce qu'il a été respectueux, qu'il a été clair sur les orientations et les conceptions de chacun et chacune, et qu'il a été de qualité, pour les trois protagonistes". "Pour le PS, être capable de montrer qu'il a cette capacité, cette diversité et ces talents, c'est plutôt une chance". "Pour celle et ceux qui s'inquiétaient, et il y avait parfois des raisons, d'une dérive du débat", son déroulement a "retourné (les choses) en faveur de l'idée même de cette initiative".(Déclaration, mardi 17 octobre)Claude Bartolone, fabiusien : "je pense que c'est vraiment un beau cadeau qui a été fait aux militants socialistes, en montrant que ce débat pouvait être organisé et qu'il pouvait être utile. On voyait bien qu'il y en avait un qui était vraiment candidat à l'élection présidentielle et à rien d'autre. Il a montré que l'économie devait être mise au service d'un projet de société, que ce projet de société pour être crédible devait s'appuyer sur des mesures précises et être bien formulé pour être capable de rassembler tous ces électeurs de gauche qui se sont réfugiés dans l'abstention ou qui se sont éloignés ces dernières années du parti socialiste".(Déclaration, mardi 17 octobre)Henri Weber, fabiusien : "on a affaire à des socialistes responsables qui ont une grande habitude du débat, ils ont montré que sur des sujets qui préoccupent les Français ils savaient échanger. Laurent Fabius a été le plus précis dans ses propositions et le plus ferme. Il a fait une prestation à mon sens de président de la République. On a appris beaucoup de choses sur le Poitou-Charentes".(Déclaration, mardi 17 octobre)Gilles Savary, porte-parole de Ségolène Royal : "La démocratie française a passé un cap, pour la première fois on a des primaires publiques, organisées de façon très digne. Au-delà, on a constaté un changement de génération politique à gauche. On a vu une figure prodigue, Laurent Fabius, distribuant beaucoup de promesses magistrales, une figure technicienne rigoureuse, Dominique Strauss-Kahn, et une vision d'avenir pour la France nourrie des choses de la vie, sans concessions, un nouveau souffle".(Déclaration, mardi 17 octobre)Jean-Louis Bianco, porte-parole de Ségolène Royal : "J'ai trouvé le débat de très bon niveau, de bonne tenue, et faisant honneur à nos trois dirigeants. C'etait peut-être un peu long. On disait que Ségolène Royal serait en difficulté, qu'elle serait moins bonne, mais elle a été au moins aussi bonne que les autres, elle a la stature, elle est plus précise, plus concrète, elle a une vision du XXIe siècle".(Déclaration, mardi 17 octobre)Jean-Marie Le Guen, Strauss-Kahnien : "on a de quoi être fier de ce débat, c'est à l'honneur du parti socialiste.Les Français qui, même s'ils ne partagent pas les idées du PS ont regardé ce débat, ont une certaine vision à la fois de l'action politique et du parti.On a eu trois logiques : Laurent Fabius c'est un peu l'Etat qui agit, Ségolène Royal c'est beaucoup la France des territoires et Dominique Strauss-Kahn c'est plutôt la France de l'avenir, c'est lui qui a la plus grande ampleur de vue et de profondeur au niveau de la méthode".(Déclaration, mardi 17 octobre)Michel Rocard, député européen : "le débat a été presque trop respectueux et ce formalisme est un peu lourd. Je crains qu'il n'ait d'ailleurs un peu lassé l'opinion, mais je craignais un débat encore plus morne. Mais c'était un bon débat, ils ont trois été très bons sur le plan du talent oratoire, mais Dominique Strauss-Kahn m'a semblé connaître mieux la matière dont il parle. Je l'ai trouvé plus convaincant que ses collègues. Ségolène Royal était plus extérieure au débat d'une certaine façon".(Déclaration, mardi 17 octobre)A droiteDominique Bussereau, ministre de l'Agriculture : "L'erreur politique, en 2007, serait de laisser l'agriculture aux mains de ceux qui pratiquent la politique du pire"."Le PS prépare hélas l'effondrement d'une grande puissance agricole, favorisant seulement l'émergence d'une ruralité diminuée, entièrement assistée d'un point de vue économique et social". Ségolène Royal "propose de contractualiser les aides au niveau des régions"."Son projet, c'est de mettre davantage à contribution les collectivités territoriales, et d'inventer de nouvelles réglementations des cultures", a-t-il affirmé."En bref, Mme Royal veut mettre un fonctionnaire territorial derrière chaque agriculteur! C'est tout le contraire du combat que nous menons, pour encourager une démarche d'entreprise et simplifier les procédures administratives".(Déclaration, mercredi 18 octobre)Patrick Devedjian, député UMP, proche de Nicolas Sarkozy a jugé le débat : "Long", "fastidieux", "artificiel", "aseptisé". "Je me demande s'ils n'avaient pas répété la vieille, tellement c'était lisse". "C'était aussi long et aussi fastidieux que la lecture d'une profession de foi, que personne ne lit". "Il n'y a aucune surprise, Laurent Fabius s'est positionné très à gauche parce que c'est un vieux mitterrandien et qu'il pense que le parti se prend à gauche; Ségolène Royal est restée pragmatique et plutôt à droite, parce que jusqu'à maintenant cela lui a bien réussi dans les sondages et qu'il y a une évolution de l'électorat socialiste vers la droite".(France Inter, mercredi 18 octobre)Christian Estrosi, le ministre délégué à l'Aménagement du territoire : J'ai assisté à "un véritable scénario de film catastrophe". "Ce débat me fait penser à un véritable scénario de film catastrophe avec Laurent Fabius en contre-emploi puisqu'il se veut le défenseur non crédible des Français les plus modestes. Avec Dominique Strauss-Kahn en second rôle puisqu'il se pose comme le candidat de la social démocratie, ultra minoritaire au PS. Quant à Ségolène Royal, avec son programme creux et inaudible, elle nous ramène au temps du cinéma muet" (Communiqué, mercredi 18 octobre)L'UMP, via ses portes-parole Valérie Pécresse et Luc Chatel : "Ces trois héritiers de la Mitterrandie et des années Jospin sont apparus plus que jamais enfermés dans les contraintes et les contradictions historiques et dogmatiques de la gauche française". "Après 100 minutes de monologues, on est toujours à la recherche de leurs idées de réforme", concluent-ils, notant que "le refus d'un vrai débat a certainement empêché une véritable confrontation d'idées et laisse finalement le spectateur sur sa faim". (Communiqué, mardi 17 octobre)Les organisationsJean-Hervé Lorenzi, président du cercle des économistes : " Le débat entre Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn mardi soir a été ""sans grande surprise et sans (...) intérêt majeur" car "on est très loin de l'élection présidentielle, et donc chacun est très prudent". Sur le fait de soutenir la croissance par le pouvoir d'achat, une idée que les trois prétendants ont défendue, "je ne crois pas qu'il y ait des économistes qui ne soient pas d'accord", a-t-il ajouté, estimant que "dire qu'il faut un peu plus de pouvoir d'achat" est "un peu une tautologie"."L'augmentation du Smic, si elle n'était pas assortie de prise en charge d'une partie de cette augmentation par la collectivité, en réalité détruirait des emplois".En revanche, sur le sujet des 35 heures, il s'est félicité du fait que Ségolène Royal ait "clairement attaqué un tabou", soulignant qu'"en réalité, contrairement à ce que les gens imaginent, elle l'attaque plutôt du côté de la gauche" en parlant de régression de la qualité de certains emplois. "Le simple fait de dire que ces 35 heures ne sont pas la solution miracle à tous les sujets", c'est "quand même un pas en avant". Mais "on est dans la première étape de la présidentielle, et franchement sur la qualité du débat économique, on a encore quelques pas à franchir".(Déclaration, BFM, mercredi 18 octobre)Bernard Van Craeynest, le président de la CFE-CGC : "Elle (Ségolène Royal, ndlr) a bien posé certains problèmes sociaux. Quand elle expliqué qu'il faut réconcilier le monde de l'entreprise, les salariés et les Français en général, quand elle prône un syndicalisme de masse, le développement du dialogue social (...), tout ça me paraît crédible". Laurent Fabius n'est "pas crédible sur la généralisation des 35 heures, sur la hausse du Smic, sur le délocalisateur payeur...". Je suis "en désaccord" avec Dominique Strauss-Kahn "quand il explique qu'il y a dix ans on ne connaissait pas les problèmes de vieillissement, la fin du pétrole". "C'est faux", "le livre blanc de Rocard avait listé ces problèmes dès 1991. La gauche ne s'y est pas attaquée quand elle le pouvait". Déclarations, mercredi 18 octobre)
 
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