Atelier Emploi UUniversité de La Rochelle

Publié le par psinfo

L’emploi, source d’épanouissement pour chacun…

Enjeu majeur du projet socialiste, l’emploi a été source de débat à l’université d’été de La Rochelle. De l’emploi des jeunes à celui des handicapés, l’atelier consacré à la bataille pour l’emploi a réuni des intervenants d’origines variées qui ont ensemble débattu des clefs d’une baisse du chômage durable.
Thomas Chaudron, président du centre des jeunes dirigeants d’entreprise, insiste sur l’importance de l’orientation des jeunes. Les pouvoirs publics doivent optimiser l’accès aux formations techniques pour que les moins de 25 ans obtiennent des qualifications en adéquation avec leur plan professionnel. Nathalie Bellity, de la commission handicap, développe la problématique de l’insertion des personnes souffrant de handicap, dont 24% sont au chômage, dans le monde professionnel.
D'autre part, Nathalie Bellity, membre de la commission handicap du PS, estime que le handicap reste un thème trop peu abordé dans les discussions sur l’emploi. Pourtant, les personnes handicapées sont plus touchées que le reste de la population française. Interview.

Vous venez d’assister à un atelier consacré à l’emploi. Quels sont les éléments qui vous ont le plus marquée ?
Ce qui m’a beaucoup frappée c’est que peu de personnes se sont interrogées sur le handicap* au travail. C’est pourtant un point important. En effet, les questions portaient essentiellement sur le monde de l’entreprise et les différentes aides accordées aux salariés. Le sujet du handicap devrait donc être abordé davantage dans les débats liés à l’emploi.

En France, les handicapés trouvent-ils facilement du travail ?
Non, malheureusement 24% de personnes handicapées sont au chômage. Par rapport aux chiffres nationaux, la différence est énorme. Il existe donc une réelle discrimination. C’est pourquoi je crois que le Parti socialiste a un rôle très important à jouer sur cette question.

Certaines personnes handicapées sont-elles plus touchées par le chômage que d’autres ?

Les handicaps lourds constituent un frein plus important. En effet, aujourd’hui, il y a la règle du un pour un, instituée dans la nouvelle loi handicap de 2005*, c’est-à-dire que chaque personne vaut une unité*. Il est vrai, pourtant, qu’il y a des moyens d’arriver à un et demi, voire deux, concernant les handicaps plus lourds. Mais, aujourd’hui, avec cette loi, une personne avec un handicap lourd connaît plus de difficultés qu’une personne avec un handicap léger.

*Notion de handicap :
Un handicap constitue toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie de la société subie dans son environnement par une personne, en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou de plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou physiques, d’un polyhandicap ou d’un trouble de santé invalidant.

*La loi handicap de 2005, pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, adoptée par le Parlement le 11 février dernier et publiée au Journal Officiel le 12 février, a réformé la loi du 30 juin 1975 d’orientation en faveur des personnes handicapées.

* Le système des unités : Chaque bénéficiaire de la reconnaissance compte chacun pour une unité s’ils ont été présents six mois au moins au cours des douze derniers mois, quelle que soit la nature du contrat de travail ou sa durée, à l’exception de ceux sous contrat de travail temporaire, ou mis à disposition par une entreprise extérieure, qui sont pris en compte au prorata de leur temps de présence dans l’entreprise au cours des douze mois précédents. Cette mesure est censée aligner sur le même plan d’égalité tous les travailleurs handicapés face à l’emploi. Des exceptions sont cependant consenties, sous certaines conditions, pour les handicaps lourds

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